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ISSA SAFA La guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran et base commune de Pcf

Camarade ! Lors de la première réunion préparatoire du 40e congrès du Parti communiste français , j’ai présenté, dans la section de Nanterre, des explications concernant l’attaque impérialiste des États-Unis et du régime criminel de Netanyahou contre l’Iran. J’ai également des remarques et des critiques sur le document de base, publié extérieurement le 29 mars 2026, que je formulerai à la fois dans les réunions préparatoires au congrès jusqu’à sa tenue, et sous forme écrite en persan et en français. Les textes en français seront publiés sur le site du Parti communiste français, ouvert aux contributions et aux commentaires.

Dans le document de base, un silence absolu règne sur cet événement : l’attaque militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. Une guerre qui a commencé le 28 février par une attaque surprise des États-Unis et d’Israël s’est immédiatement transformée en un conflit régional avec la contre-attaque de l’Iran contre des bases américaines dans les pays du Golfe et Israel. Par la suite, cette guerre a eu des répercussions mondiales, notamment dans les domaines du pétrole, du gaz et des engrais chimiques, affectant l’énergie à l’échelle mondiale, provoquant une hausse des prix à la pompe et une augmentation de l’inflation dans le monde. Les relations internationales, les alignements mondiaux et même les relations internes à l’OTAN ont subi des transformations importantes, peut-être irréversibles. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % des réserves pétrolières mondiales, a été perturbé, entraînant une diminution quotidienne de 20 millions de barils dans les réserves mondiales. Bien que le gouvernement Trump ait annoncé un cessez-le-feu, le blocus maritime de l’Iran visant à empêcher l’exportation de son pétrole a rendu incertain l’avenir commercial du détroit d’Ormuz. L’Iran est entré dans une période de crise de guerre dont l’issue demeure incertaine. Jusqu’à présent, Trump n’a pas été en mesure de présenter un objectif clair de cette guerre à l’opinion publique mondiale, y compris américaine : tantôt il évoque la question du programme d’enrichissement de l’Iran, tantôt celle d’un changement de régime. L’objectif poursuivi lors de la guerre de 12 jours menée en juin par les États-Unis et Israël est sans aucun doute le changement de régime en Iran par la guerre. Les États-Unis ont perdu leur domination sur l’Iran après la révolution de 1979 et la chute du régime de Mohammad Reza Pahlavi, et pensent aujourd’hui pouvoir reprendre le contrôle en raison de l’isolement de la République islamique auprès des masses populaires. Lors des manifestations des 8 et9juillet 2025 en Iran, qui semblaient avoir commencé spontanément, plus de 3 000 personnes ont été tuées. Trump avait alors encouragé les manifestants à attaquer des centres sensibles en déclarant : « Frappez, l’aide est en route ! ». Reza Pahlavi, fils de l’ancien Shah, avait également diffusé un message similaire. Les États-Unis et Israël pensaient qu’en assassinant Khamenei et d’autres dirigeants du régime iranien, la République islamique s’effondrerait en quelques jours — une illusion démentie par 40 jours de guerre. Lors de la guerre de 12 jours, Israël avait assassiné des chefs militaires iraniens mais échoué dans les assassinats politiques ; cette tentative a été complétée au début de la guerre de 40 jours par l’assassinat de Khamenei, sans provoquer l’effondrement du régime.

Entre les deux attaques militaires, de juin à février, les États-Unis et Israël ont intensifié, avec d’importants moyens financiers et médiatiques, une « fabrication d’alternatives » artificielle. Cette stratégie s’est concentrée sur Reza Pahlavi, fils de l’ancien Shah, allant jusqu’à promettre « mort aux communistes ». Ils affirmaient que les communistes, et en particulier le Parti Toudeh d’Iran, avaient porté Khomeiny au pouvoir et étaient responsables de tous les malheurs du peuple iranien. D’autres alternatives étaient également envisagées par les États-Unis et Israël, au-delà des monarchistes autour de Reza Pahlavi. Des dirigeants de partis kurdes, tels que Mostafa Hejri, secrétaire général du Parti démocratique du Kurdistan, et Abdollah Mohtadi, dirigeant de Komala, ont participé à ce processus d’alternative impérialiste et ont demandé l’aide des États-Unis. D’autres groupes, monarchistes constitutionnels et républicains, faisaient aussi partie de cette construction. Au plus fort de l’attaque militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, un congrès intitulé « Congrès de la liberté » s’est tenu à Londres, réunissant des monarchistes et des républicains. Lors de ce congrès, aucune déclaration condamnant les États-Unis et Israël n’a été adoptée. L’organisation des Moudjahidines du peuple, qui avait collaboré avec le régime de Saddam, constitue un autre pilier de cette stratégie impérialiste américano-israélienne.

L’une des surprises précédant la seconde attaque militaire contre l’Iran fut une manifestation organisée à Paris avec un appel ambigu contre la République islamique. Parmi les signataires figuraient notamment le Parti démocratique du Kurdistan et Komala du Kurdistan iranien, deux partis favorables à une intervention militaire américaine en Iran. Mais plus surprenant encore, au moins deux partis français avaient soutenu cette manifestation : le Parti communiste français et La France insoumise. En protestation contre la signature de soutien du Parti communiste français, j’ai contacté le camarade Patrick Martigues. Nous avions déjà été en relation auparavant dans le cadre des activités internationales du Parti communiste français, à l’époque où le camarade Jacques Fath en était responsable, notamment sur les questions liées à l’Iran lors du mouvement vert. Il a informé Vincent Boulet (responsable des relations internationales du Parti communiste français), et de mon côté, je lui ai également envoyé une note de protestation. Peu de temps après, lors d’une rencontre en personne, il m’a déclaré que la signature et le soutien à cette manifestation étaient une erreur et qu’il savait que les partis kurdes s’étaient alignés sur l’impérialisme américain. Mais la question demeure : pourquoi les relations internationales du Parti communiste français n’ont-elles pas publié une déclaration pour retirer leur signature et corriger cette erreur ? S’agit-il d’une dérive ou d’une simple faute ?

25.04.2026                                       SECTION DE NANTRRE PCF   ISSA SAFA

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